Les traités modernes sont-ils une façon efficace d’améliorer la vie des peuples autochtones? Selon l’information dont nous disposons actuellement, il semble que oui.
Dans la période relativement courte qui s’est écoulée depuis la date d’entrée en vigueur du premier traité moderne en 1975, les traités modernes ont été liés à des changements positifs dans les résultats socioéconomiques. Les données relatives au bien-être communautaire recueillies dans le recensement canadien indiquent qu’entre 1981 et 2016 les résultats des Premières Nations et des Inuits visés par un traité moderne se sont améliorés plus rapidement que ceux des Premières Nations visées par un traité historique ou celles non visées par un traité. Selon les études réalisées par Aragón (2015) et Pendakur et Pendakur (2017), les traités modernes sont aussi associés à des hausses de revenu.
Toutefois, les données sont limitées à l’heure actuelle. Des travaux sont en cours pour explorer plus en détail les répercussions des traités modernes sur le bien-être social.
Qu’est-ce qui explique cette différence?
Qu’est-ce qui explique cette différence dans les résultats socioéconomiques? Les Premières Nations visées par des traités historiques sont administrées conformément à la Loi sur les Indiens, souvent dans des conditions dans lesquelles il est pratiquement impossible pour les collectivités de prospérer, mais les traités modernes existent hors du champ d’application de la Loi sur les Indiens, comprenant souvent de vastes régions désignées et des droits sur les terres traditionnelles qui sont clairement définis. Les traités modernes créent de nouvelles occasions au moyen de sociétés de développement, d’organismes culturels, de la cogestion des terres et d’autres façons.

